
JKS transpose dix ans d'expérience à la batterie en une exploration magnétique du rythme, du poids et du mouvement, un voyage à travers les sons qui l'ont façonné bien avant qu'il ne touche une boîte à rythmes électronique. Ancrée dans la techno, sa musique est percussive, hypnotique et texturée, avec des grooves entraînants et sensuels, des couches en constante évolution et une énergie brute, physique, à la fois féroce et profondément séduisante. JKS navigue avec habileté entre chaos et contrôle, puisant dans la UK bass, le 140, la broken techno et bien d'autres influences avec une précision naturelle.
Comment abordes-tu tes podcasts ? Que représentent-ils pour toi ?
Ça dépend beaucoup de la nature du podcast, selon que c'est pour un label ou pour un média. Dans tous les cas, c'est l'occasion de me dévoiler en dehors du club et de montrer plusieurs facettes de ma personnalité. Pour moi, les podcasts sont essentiels pour comprendre un artiste dans sa globalité. C'est aussi un espace plus libre qu'un set en club : il n'y a pas de dancefloor à lire, pas la pression du moment, donc je peux construire une vraie narration. C’est d’ailleurs le seul cas de figure dans lequel je prépare en amont.
Selon toi, quel est le meilleur moment pour écouter ton set ? Lorsque tu mixes, as-tu un créneau préféré ?
C'est un mix assez percussif, qui s'écoute plutôt quand on est actif que passif : pendant un run, une séance de sport… C'est sûrement comme ça que je prendrais le temps de l'écouter. Mais il m'arrive aussi d'écouter ce genre de mix pendant mes tâches administratives, ça m'aide à me concentrer (team TDAH). Il passera très bien en apéro avant d'aller en club, même si, personnellement, quand c'est moi qui joue, j'aime écouter autre chose que de la techno avant la soirée.
Côté club, ce que je joue est vraiment taillé pour le peak time : c'est une musique faite pour danser, pensée pour le dancefloor. Mais j'adore aussi l'exercice de l'opening. C'est un créneau difficile, mais il permet de commencer à raconter l'histoire de la soirée, de sortir des sentiers battus et d'expérimenter.
Quels artistes et influences t'ont le plus marqué durant tes processus créatifs ?
Djrum, avant tout. C'est un artiste qui a énormément influencé ma musique, parce que c'est d'abord un musicien, et c'est aussi comme ça que je me considère : musicien avant d'être producteur ou DJ. Son approche me parle énormément, parce que j'ai le sentiment de faire de la musique et pas “juste” de la techno. Il y a aussi des artistes plus bruts, comme Blawan, qui ont une vibe très punk. Ça rejoint mon côté rock, puisque j'ai été batteur dans un groupe pendant des années. Je suis aussi un grand fan de breaks et de sons plus bassy, comme Dubrunner, qui apporte quelque chose de moins linéaire et beaucoup de rythmique. Dans la même veine, mais plutôt sur le plan sound design, j’aime beaucoup Andy Martin et A Strange Wedding qui font un énorme travail atour des synthés. Ca rejoint pas mal ce que je fais en ce moment en terme de production.
Je suis aussi nourri par les artistes avec qui je travaille régulièrement, comme Mara Menace, Hyden ou encore KUSS.
Y a-t-il un club ou une scène qui a façonné ton style musical ?
La scène warehouse d'avant le Covid, sans hésiter, avec des soirées comme Contraste. C'est de là que sont nés Molekul et Smile Sessions, et je n'en serais pas là aujourd'hui sans cette période de ma vie. Aujourd'hui, c'est aussi Berlin et sa scène underground qui continuent de me façonner. RSO a une place particulière : on y organise notre soirée Smile Sessions chaque année, c'est un peu notre maison.
Y a-t-il un engagement personnel ou des valeurs qui influencent ton travail d'artiste ?
L'indépendance, avant tout. On s'est beaucoup professionnalisés, mais jusqu'en 2022 je faisais même la distribution seul, avec des piles de cartons à envoyer depuis chez moi. On a toujours été indépendants, et on fait encore tout nous-mêmes, de la sortie des disques à l'organisation des soirées. Ça veut dire choisir les artistes qu'on soutient, les rémunérer correctement et construire des line-ups qui mélangent artistes confirmés et nouveaux talents.
Et pour terminer, quel est ton label et ton plat préféré ?
Smile Sessions 😉 Mais en dehors de la maison, Ilian Tape et Hessle Audio, je ne peux pas choisir. Et pour le plat, des lasagnes. Mais attention, les vraies : beaucoup de sauce tomate et une pointe de béchamel pour le côté gourmand.
TRACKLIST:
MZA - Sweat & Wet
Khas - Kompres
GCOD - Unreleased
Hyden - Unreleased
Chlär - Unreleased
Mislaw - Unreleased
Gisura - Unreleased
ADILR - Somnar Utan Andetag
Hyden - Unreleased
Luca Sosa - Sumo
Om Unit & James Bangura - Sapporo Drums
Pres - Unreleased
BLZS - Unreleased
Maharti - Unreleased
Linear System - Unreleased
Maōh - Nocturno
Noah Tauber - Unreleased
GCOD - Unreleased
Hyden - Unreleased
Noah Tauber - Unreleased
Maharti - Unreleased
HUJUS - Alone
Maharti - Unreleased
VILLA - Unreleased
BLZS - Unreleased
Habgud - Deviation
Andy Martin - Electromagnetico
PPP (Piezo, Plead & Python) - Wisco


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