La fête sans alcool s’ancre dans les habitudes des Français, selon une nouvelle étude

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Photo à la une : @mauditequeen

La fête sans alcool s’ancre dans les habitudes des Français, selon une nouvelle étude menée par Badoit et l'Ifop. 

La fête sans alcool s’ancre dans les habitudes des Français, selon une nouvelle étude.

Longtemps cantonné au seul mois de janvier, le « Dry January » ne suffit plus à expliquer l’évolution des pratiques festives en France. Selon une étude récente menée par l’Ifop pour Badoit auprès d’un échantillon de 1002 personnes, la fête sans alcool s’installe durablement dans les habitudes, portée en particulier par les moins de 35 ans.

Près de 3/4 des Français (76 %) ont déjà participé à une sortie ou une fête sans alcool. Le chiffre atteint 83 % chez les moins de 35 ans, dont 50 % déclarent le faire souvent. Un signal fort d’un changement générationnel : la génération Z tend à moins valoriser la consommation d’alcool et à en questionner la place dans les moments festifs.

Pour 67 % des répondants, faire la fête sans alcool est « dans l’air du temps », une pratique jugée attractive par 58 % et inclusive par 44 %. Seule une minorité (16 %) la considère comme « ringarde ».

Crédit : Juliette Valéro

Les motivations avancées mettent en avant la convivialité sans excès : 48 % des personnes interrogées estiment que ces fêtes sont plus sûres et moins risquées, 24 % y voient des échanges plus authentiques et 22 % apprécient l’énergie retrouvée le lendemain. Des arguments qui résonnent particulièrement chez les 18-24 ans pour son caractère moderne, attractif et inclusif.

Si la pratique progresse, elle reste néanmoins perçue comme difficile à mettre en œuvre par 37 % des Français, notamment chez les consommateurs réguliers d’alcool. Pour lever ces freins, une large majorité appelle à une offre plus qualitative et variée de boissons festives sans alcool, ainsi qu’au développement de soirées et de lieux entièrement dédiés à ce type d’expériences.