
La Satosphère, un dôme unique au monde.
La Satosphère, c’est le cœur battant de la SAT : un dôme monumental de 18 mètres de diamètre et 11,5 mètres de hauteur, équipé de huit projecteurs vidéo et de 93.5 haut-parleurs. Véritable théâtre immersif, il enveloppe le spectateur dans une surface de projection sphérique pouvant aller de 180° jusqu’à 230°. Ici, l’image n’est plus quelque chose qu’on regarde : c’est quelque chose qui vous entoure.
Un espace pensé pour une immersion totale
Tout, dans ce dôme, a été conçu pour placer le public au centre de l’expérience. Les surfaces continues, la hauteur, l’étendue de l’écran : tout impose une autre manière de raconter. La Satosphère peut passer en quelques heures d’une résidence de création à un DJ set, d’un film immersif à une performance audiovisuelle. Cette modularité fait partie de son ADN : accueillir toutes les formes, tous les formats, sans jamais réduire l’immersion.
Le son dans le dôme : un terrain d’innovation
Le son est omniprésent, caché derrière les parois grâce à un réseau de 93.5 haut-parleurs qui redéfinissent totalement la notion d’écoute. « Le Dôme a vraiment été conceptualisé pour des œuvres immersives », explique Pablo, le responsable Audio-Immersif de la SAT. Ici, le son devient une matière qu’on fait circuler dans l’espace, un élément aussi narratif que l’image. C’est une façon d’écouter qui n’existe nulle part ailleurs.

Composer pour un espace sphérique
Créer dans la Satosphère, c’est accepter que l’espace devienne un instrument. Les artistes peuvent placer leurs sources sonores comme ils orchestreraient une scène en 3D, faire voyager un élément d’un mur à l’autre ou envelopper le public dans une texture sonore complète. « Ici, l’espace devient un paramètre de composition », rappelle Pablo. Tout est pensé pour faire dialoguer le visuel et le sonore dans une seule et même respiration.
Les outils de spatialisation sonore
La SAT travaille principalement avec SpaGRIS, un logiciel développé à l’Université de Montréal et conçu pour la configuration unique du dôme. Gratuit, robuste, déjà préconfiguré avec la localisation des haut-parleurs, il permet aux artistes de se concentrer sur l’essentiel : la création. « On n’impose pas un outil : on accompagne », insiste Pablo. L’important, c’est que chaque artiste trouve la meilleure manière de donner forme à sa vision.
Même si l’espace est calibré pour offrir le meilleur rendu possible, chaque discipline impose ses défis. La spatialisation immersive demande une précision quasi chirurgicale, alors que les DJ sets nécessitent parfois un retour à une image stéréo plus frontale, pour répondre aux attentes du public. L’équipe ajuste, installe, réadapte. Peu importe le format, l’objectif reste le même : faire vibrer le public avec le rendu le plus juste et le plus immersif possible.

Créer de l’image pour un dôme
Le visuel immersif ne répond à aucun code traditionnel. « Ce n’est pas du tout le même paradigme », souligne Jules, le responsable immersion vidéo de la SAT. Pour créer un film ou une performance full-dôme, il faut composer avec un rendu fisheye et recréer un environnement à partir de cinq caméras virtuelles. La perspective devient un outil, la hauteur une scène, le plafond une zone dramaturgique. C’est un espace qui dépasse littéralement les angles morts.
Rôle du responsable immersion vidéo
Accompagner les artistes, adapter des projets VR au format dôme, veiller à la cohérence esthétique, entretenir les systèmes techniques : le travail de Jules est autant artistique que pédagogique. « C’est de la vulgarisation et de l’éducation aussi », dit-il. Le but est simple : que chaque artiste comprenne le potentiel de l’espace et puisse en tirer le meilleur, sans jamais se perdre dans sa complexité.

Un espace modulable au quotidien
Le dôme change de peau plusieurs fois par jour : résidence le matin, projection l’après-midi, DJ set le soir. « On doit passer d’un format à un autre très vite », explique Pablo. L’équipe démonte, remonte, reconfigure, ajuste chaque détail pour que chaque événement trouve sa version la plus immersive. C’est un espace pensé pour être vivant.

Explorer de nouveaux territoires
La SAT défend une vision où l’immersion n’est pas juste un effet, mais une nouvelle manière de raconter. Ici, son, image et espace forment un seul langage. La transdisciplinarité n’est pas un slogan : c’est une méthode. L’innovation et la recherche y sont quotidiennes, et Montréal y trouve un lieu pionnier reconnu dans le monde entier pour sa contribution à la création immersive.








