"Burning Man a perdu son âme" : 36 ans après, son cofondateur John Law dresse un bilan amer

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Cofondateur de Burning Man, John Law dresse le bilan sans complaisance des 36 ans de son festival, passé d’utopie à « Disneyland pour gens aisés ».

Alors qu’une Tour Eiffel brisée en deux au milieu du désert, sorte d’allégorie dystopique du délitement du monde occidental, faisait le tour de la toile ces derniers jours, John Law, lui, ne mâchait pas ses mots vis-à-vis du festival qu’il a contribué à créer il y a 36 ans.

Co-fondateur de Burning Man, il a livré le 29 août dernier dans un essai pour The San Francisco Standard une analyse lucide de son évolution : de la “confédération anarchiste”, hédoniste et punk des débuts à ce “Disneyland [...] pour gens aisés” où tout s’achète - y compris les pseudo-valeurs alternatives.

Car comment ne pas penser, au-delà du modèle économique de Burning Man, à son impact environnemental ? Avec une empreinte carbone par festivalier 75 fois plus grande que We Love Green - oui, se déplacer en truck jusqu’au fin fond du désert n’est pas neutre -  le festival peut en effet difficilement se targuer d’une ambition altermondialiste. 

Si John Law ne se lance pas dans le sujet, il livre en tout cas un passionnant récit sur l’histoire de ce festival unique au monde, disponible en accès libre sur le site de The Francisco Standard.

L'essai est à retrouver sur ce lien