
Rencontre avec la DJ et productrice française Olympe4000, qui mixera au C12 à Bruxelles samedi 24 janvier aux côtés de la crème de la scène électronique belge : Alicia Bezgo, Disjoli, Aroh, Bon Public et Catalina.
Tes bonnes résolutions pour l’année 2026 ?
Faire encore plus de musique, voyager dès que possible pour nourrir l’oreille et l’esprit. Continuer à croire que la fête, la culture et les imaginaires collectifs peuvent encore déplacer des lignes.
Côté pro, comment se profile ton année? Tu peux nous parler de tes projets qui arrivent?
J'ai plusieurs sorties en préparation, des collaborations avec des artistes et des ami·e·s que j’admire profondément (un EP avec Amor Satyr en mars-avril). Il y a aussi la poursuite du tour.
Tu as récemment organisé une soirée à la Station Gare des Mines « Sassy Friends ». Qu’est ce qui t’as plu dans ce format? Ça te donne des idées pour la suite ?
Sassy Friends c’est notre rituel annuel à la Station. On ne célèbre pas assez nos amitiés alors je voulais organiser une fête pour ça. J’aimerais faire évoluer le format en mêlant davantage le cabaret et les DJ sets. Le cabaret est un espace de trouble, de corps et de résistance. Ça ouvre énormément de possibilités. Je travaille à décliner Sassy Friends pour en faire un laboratoire de ces mélanges de pratiques avec notamment Le Bal des Pxtes et Maison furieuse, et encore et toujours tirer des artistes émergent.es vers le haut, les rendre visibles.
On te retrouvera au C12 samedi 24 janvier. Quel est ton rapport à la scène électronique Bruxelloise ?
J’aime beaucoup Bruxelles : il s’y passe énormément de choses, des sonorités nouvelles émergent sans cesse, et la scène alternative y est mouvante, rien n’est figé, tout circule. Je ne connais pas encore la ville aussi bien que je le voudrais mais on voit que beaucoup d’artistes s’y sont installé·e·s ces dernières années et que quelque chose s’y fabrique. Quand j’ai joué au Fuse l’année dernière, l’énergie était lunaire. Et puis il y a encore plein d’espaces à explorer notamment le Horst Festival que je trouve passionnant dans sa manière de lier musique et architecture
Quelle vibe vas-tu nous transmettre à travers ce set en particulier ?
J'ai envie d'amener un set progressif, pensé comme quelque chose de sexy et percussif avec des matières sonores un peu liquides et des vocaux camp.
Tes meilleures adresses pour viber à Bruxelles?
J'adore Kiosk Radio, c'est une vraie institution dans le parc. J'aime jouer là-bas ou juste me poser pour écouter de la musique, l’énergie est toujours juste. Il y a aussi Gimic, je ne connais pas encore mais j’en entends que du bien, donc je serai très curieuse de découvrir. Je pense aussi à Bamp, un espace de recherche et d’expérimentation artistique radical, militant, nécessaire et Brass, un centre culturel ancré localement qui relie art, citoyenneté et énergie de quartier.


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