
Ce samedi 18 juillet, le DJ set de Barbara Butch au festival grenoblois Cabaret Frappé a été interrompu par des militants pro-palestiniens, après un appel au boycott soutenu par LFI depuis le mois de mai. Ces derniers reprochaient à l’artiste sa prise de position, via une tribune, en faveur de la controversée proposition de loi Yadan (finalement retirée), que de nombreux observateurs voyaient comme une criminalisation de la critique du gouvernement israélien.
“L’artiste a été la cible d’une agression intolérable en plein spectacle”, a indiqué la Mairie de Grenoble à l’AFP, notant que des “jets de bouteilles en verre” avaient “délibérément” visé la scène. “Il y avait à peu près 150 militants devant la scène qui avaient des banderoles, qui sifflaient, l’insultaient”, a précisé un responsable du festival. Au bout d’une vingtaine de minutes, la Ville a décidé de suspendre le DJ set.
Un élu La France Insoumise présent ce soir-là, Allan Brunon, s’est félicité d’une manifestation “pacifique” et récuse les accusations de jets de projectiles. Ajoutant au micro de Ici Isère : « C’est notre liberté d’expression de dire que nous ne sommes pas d’accord avec ça. Mais ce n’est pas madame Barbara Butch qui est censurée, ce sont toutes les personnes qui luttent contre le génocide à Gaza qui sont censurées aujourd’hui dans notre pays ».
L’association Retour en Scène, en charge de la programmation du festival, dit quant à elle comprendre les réactions au sujet de l’artiste, tout en rappelant dans un communiqué que “déprogrammer sur la base d’opinions est un acte fort qui reviendrait à faire des organisations culturelles des arbitres idéologiques”. Sos Racisme et La Ligue Internationale Contre le Racisme ont également apporté leur soutien à Barbara Butch.


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