
Près de 300 personnes se sont rassemblées illégalement ce week-end sur un terrain privé à la Hoguette, une petite commune de 660 âmes au sud de Caen. “C’est la première grosse free-party depuis le vote de la loi Ripost. Et c’est important pour nous”, ont insisté auprès de Ouest France certains teufeurs présents sur place.

Il s’agissait donc du premier test pour les forces de l’ordre, auxquelles la loi Ripost - entrée en vigueur le 18 août dernier - confère désormais le droit d’intervenir lors de l’organisation d’évènements de plus de 250 personnes (contre 500 auparavant) et d’infliger des sanctions plus lourdes à l’égard des organisateur.ice.s comme du public.
Selon Ouest France, les festivaliers, arrivés vendredi dans la nuit, auraient commencé à danser à 8h ce samedi 13 septembre. L’intervention des forces de l'ordre aurait quant à elle débuté aux alentours de 15h, avec un dispositif exceptionnel : 200 gendarmes, pour à peine 300 festivaliers.

“Ce rassemblement, qui n’avait fait l’objet d’aucune déclaration, justifie la préfecture du Calvados dans un communqiué, s’est tenu en violation de l’arrêté préfectoral pris le 10 septembre, interdisant sur l’ensemble du Calvados les rassemblements festifs à caractère musical de type freeparty, rave-party et teknival ainsi que le transport de matériel destiné à ces rassemblements”.
Gaz lacrymogène, jets de projectiles, charges policières… À l’issue des affrontements, quatre gendarmes ont été légèrement blessés, ainsi que deux participant.e.s de la free party. Quatre interpellations ont également eu lieu, ainsi que la saisie du matériel de sonorisation. Pour ce qui est des poursuites, elles sont pour l'instant inconnues - la préfecture ayant tout de même précisé que les organisateurs se sont exposés à des "sanctions pénales lourdes".
“Les gendarmes ont voulu frapper un gros coup, a témoigné un groupe de teufeurs. Ils nous ont aussi mis des amendes. On ne fait rien de mal et pourtant on nous prive de nos libertés.”



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