Free parties : amendes, saisies, prison… L’Assemblée nationale adopte un nouvel arsenal de sanctions

Lire

Le 9 avril en fin de soirée, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi durcissant les sanctions contre les free parties.

L'Assemblée nationale resserre la vis avec une nouvelle batterie de mesures contre les free parties. Porté par la députée Laetitia Saint-Paul (Horizons), le texte a été approuvé par 78 voix contre 67, avec le soutien de la majorité et de l'extrême droite. Il doit désormais être examiné au Sénat.

Sur les 577 députés que compte l'Assemblée nationale, ce vote ne représente qu'environ 13,5% des élus. S'il est juridiquement valide, il interroge sur le plan politique : une décision touchant à la jeunesse et aux pratiques culturelles a été adoptée dans un hémicycle largement déserté.

Le texte prévoit notamment de sanctionner plus sévèrement l'organisation de ces événements : jusqu'à 6 mois de prison et 30 000€ d'amende pour toute personne ayant contribué à leur préparation ou à leur déroulement. Les participants s'exposeraient quant à eux à une amende de 1500€, portée à 3000€ en cas de récidive, ainsi qu'à la confiscation du matériel. Le seuil à partir duquel une déclaration en préfecture est obligatoire serait par ailleurs abaissé de 500 à 250 participants.

Ses partisans mettent en avant la nécessité de lutter contre les nuisances pour les riverains et les dégradations, notamment dans les zones rurales. Ses opposants, parmi lesquels l'association Technopol, signataire d'une tribune dans Télérama, estiment au contraire qu'une politique qui « criminalise et réprime aussi violemment la fête libre » relève de l'autoritarisme, et non de la sécurité. « Pousser la fête encore davantage dans la clandestinité aggrave exactement ce que l'on prétend combattre ».