
La base sous-marine de Bordeaux accueille à nouveau le festival Isulia du 5 au 7 novembre.
Construite par les forces allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, cette structure massive en béton armé était une place stratégique pour les occupants, de par son accès direct à l’Atlantique. Après la guerre, la base est d’abord utilisée à des fins industrielles, puis devient progressivement un terrain de jeu pour les artistes, cinéastes et musiciens bordelais. Son caractère à la fois historique et esthétique inspire les créatifs ; à la fin des années 90, le lieu s’ouvre à des expositions, concerts et autres rendez-vous artistiques.

En 2020, l’opérateur Culturespace se voit confier la gestion de la base et crée ainsi le plus grand centre immersif du monde, les Bassins de Lumières. Avec ses quatre bassins et son architecture favorisant les installations sonores et visuelles spectaculaires, l’espace culturel accueille depuis des événements et expositions, des expériences immersives de grande ampleur, etc. À l’occasion de sa 6e édition, Isulia y revient ainsi du 5 au 7 novembre, avec une programmation mettant à l’honneur la culture sous ses différentes formes. Les noms des deux scènes du festival, Bunker et Mirage, font référence à l’histoire du site et à sa transformation.

Côté musique, un line-up éclectique attend les festivaliers : Octave One, groupe mythique de la seconde vague techno de Détroit, performera en live leur style unique entre techno, deep house et garage. Seront aussi présents la DJ et productrice ukrainienne Nastia avec sa techno brute et ses basses profondes, le duo Pureblast qui fera résonner son énergie hybride punk-électro, et bien d’autres.

Le week-end sera aussi rythmé par des discussions entre intervenants spécialisés, public et professionnels de la musique, autour de thématiques rhétoriques : l’influence qu’a la culture médiatique sur les imaginaires et quels outils mettre en place pour s’informer et agir. Vus comme de véritables espaces de réflexion et d’échanges, ces talks invitent les participants à s’interroger sur le lien entre santé mentale et pop culture, la sexualité à l’heure des algorithmes, ou encore comment faire coexister consommation et écologie.

Le collectif Isulia s’approprie pleinement l’espace pour une plongée sensorielle au sein de la base sous-marine. De la scénographie aux lumières, il s’agit de transformer le site emblématique bordelais, le temps d’un week-end, en un espace collectif et de partage autour de la musique électronique.
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