
Le trio Mamie's signe le 328ème mix !
Pour l'occasion, le trio fondée il y a plus d'une dizaine d'année maintenant s'est réuni pour nous livrer un set d'une heure à la croisée entre la house des années 90-2000 à la tech-house de nos jours.
Une invitation à se laisser aller pour une virée en voiture ou bien dans un club rempli de monde aux heures tardives. Un véritable voyage d'une house puissante, perscussive, qui ne donne qu'une envie, vivre la fête !
Comment abordez-vous vos podcasts ? Que représentent-ils pour vous ?
C’est toujours un exercice assez particulier pour nous parce qu’on construit les podcasts à trois, ou à deux, ça dépend des projets, donc ça demande pas mal de temps et de concertation. Quand on joue en club, on joue toujours un disque chacun, en back-to-back, sans avoir rien préparé : on rebondit sur les morceaux des autres et on voit où ça nous emmène.
Pour les podcasts, c’est assez différent, on prend beaucoup plus le temps de préparer en amont, de choisir les morceaux, de réfléchir aux transitions et à la manière dont le mix va évoluer. C’est aussi un moment où on se fait écouter pas mal de musique entre nous, les derniers morceaux qu’on a diggés, ceux qu’on aime particulièrement en ce moment. Ça donne une assez bonne photographie de ce qu’on écoute tous les trois à un moment précis, donc c’est toujours super intéressant pour nous.
Selon vous, quel est le meilleur moment pour écouter ce set ? Lorsque vous mixez, avez-vous un créneau préféré ?
Celui-là, on l’imagine bien la nuit, en voiture. C’est un bon mix pour rider, regarder les lumières défiler et ne pas forcément savoir où on va..
Ou danser les yeux fermés sur un dancefloor de festival, où il n’y a plus de notion d'heure et de temps.
Pour jouer, notre créneau préféré, ce sont surtout les fêtes qui commencent tôt et qui finissent tard. Si on peut commencer en début d’après-midi et aller jusqu’au lever du soleil, généralement ce sont les plus belles. On aime avoir du temps devant nous, pouvoir commencer doucement, changer plusieurs fois de direction, voyager avec le public et voir où ça nous mène.
Quels artistes et influences vous ont le plus marqués durant vos processus créatifs ?
C’est toujours assez difficile pour nous de répondre à cette question parce qu’après presque vingt ans à chercher et jouer de la musique ensemble, il y en a forcément énormément. Mais on a toujours beaucoup aimé les DJs qui arrivent à naviguer entre les styles sans perdre le fil. Des gens comme Theo Parrish, Antal, Hunee ou Floating Points nous ont forcément marqués dans cette approche.
Mais nos influences viennent surtout de tous les disques qu’on découvre en permanence. On peut passer de la soul au disco, du dub à la musique brésilienne, puis à des choses beaucoup plus électroniques. Globalement, on reste toujours house dans l’esprit.
Ce mix représente assez bien ce qu’on cherche beaucoup en ce moment, notamment dans la house et la tech-house des années 90 et du début des années 2000, en mélangeant des sorties récentes et des vieux morceaux : Eden Burns ou Mr. YT d’un côté, Boo Williams, Eddie Richards ou le remix de Fortran 5 de l’autre.
Y a-t-il un club ou une scène qui a façonné votre style musical ?
La Ferme du Bonheur, La Machine et le Rex Club, forcément. Ce sont des endroits qu’on fréquentait bien avant d’avoir l’occasion d’y jouer et qui ont beaucoup participé à notre éducation musicale. On y a vu énormément de DJs, découvert énormément de musique, et le fait d’y avoir ensuite nos résidences a été assez important pour nous.
Les longues nuits là-bas nous ont surtout appris à prendre notre temps et à construire une soirée sur plusieurs heures, à ne pas forcément chercher à aller tout de suite quelque part et à laisser la musique évoluer au fil de la nuit.
Y a-t-il un engagement personnel / des valeurs qui influencent votre travail d’artistes ?
Depuis le début, ce qui nous intéresse dans la fête, c’est surtout sa capacité à rassembler. On a commencé à organiser des soirées entre amis avec une idée assez simple : partager de la musique et créer un espace où des gens différents peuvent se retrouver autour d’un dancefloor.
Presque vingt ans plus tard, ça reste vraiment au centre de ce qu’on fait : essayer de défendre une fête accessible, curieuse et généreuse, avec la musique au centre.
Et pour terminer, quel est votre label et votre plat préféré ?
Pour le label laissez-nous en débattre encore quelques jours et on revient vers vous.
Pour le plat, à La Ferme du Bonheur, quand on devait revenir cleaner le lendemain de nos soirées, on faisait toujours un déjeuner massif tous ensemble. Le rituel voulait qu’on ramène un gigantesque plateau de très bon fromages.. Donc à défaut d’un plat, on va dire un plateau, plein de saveurs différentes, pour qu’il y en ait pour tous les goûts.
TRACKLIST
Ecstasy Boys – Tsukino Oshie (Full Moon Temple Mix) / BPM, 1993
Tom Carruthers – Force Control / DDE Signature Tracks, 2025
Salt Queen – ARE U OK / Samples From Mars, 2026
Just Martin – Latin Blend / M&M, 2026
The Oliverwho Factory – Feel / Faith Beat, 2024
Eden Burns – Time / Public Possession, 2026
Monty DJ – Sat15 / Handy Records, 2025
Boo Williams – Tribulation / Boo Moonman, 2020
Mr. YT – Tauro / 2026
Lance DeSardi – Stop:Start / Legwork, 2023
Fortran 5 – Heart On The Line (Moby’s Bassline Mix) / Mute, 1991
Juzu a.k.a. Moochy – Lugar Precioso (The Drums de Fuego Version) / Sacred Rhythm Music, 2007
Steve Rachmad – A Fabla / Sino, 2006
Synaptic Voyager – Epoch Ten (Edit) / Frame Of Mind, 2024
(P)UFO – Sea-mew / Compose Records, 1995
Mayaku – Lost Pearls / Wally’s Groove World, 2001
Eddie Richards – Be Still / Absurd Recordings, 2004
B’Zircon – Azure / Kalahari Oyster Cult, 2021
Domenique Dumont – Gone For A Wander / The Leaf Label, 2020





