
Pur produit du sud de la France, Xea grandit à Perpignan, où elle forge ses goûts musicaux, principalement dans les free parties, où elle découvre le mix.
Résidente pour la radio BLT, elle s’y amuse en invitant des guests à son image, entre techno, dub, bass music…
Aujourd’hui, elle nous livre un set d’une heure, une construction progressive, soignée et précise. Les kicks sont incisifs, les mélodies se découpent, un fin mélange entre bass, techno plus mentale et sonorités breakées organiques, le tout entremêlé d’un mix précis.
Définitivement un set qui aurait sa place dans un club rempli de monde, les corps se déchaînant au rythme de sa musique. On s’y croirait presque.
Comment abordes-tu tes podcasts ? Que représentent-ils pour toi ?
J’adore réaliser des podcasts. C’est un espace d’expérimentation et d’apprentissage pour moi, où j’ai l’opportunité de jouer des tracks moins club ou plus risqués. C’est aussi l’occasion de mettre des producteur·ices en avant.
Selon toi, quel est le meilleur moment pour écouter ton set ? Lorsque tu mixes, as-tu un créneau préféré ?
Ce set est à écouter la nuit. J’ai choisi des tracks deep et introspectives. Même si l’ensemble reste assez entraînant, je pense qu’il peut nous faire tendre vers un état méditatif.
Tout comme pour ce set, le milieu de la nuit est le moment que je préfère. Je trouve à la nuit une poésie naturelle, un moment où l’on perd le sens de la temporalité. C’est aussi à ce moment-là que l’on se lâche et que l’on s’abandonne plus facilement sur le dancefloor.
Quels artistes et influences t’ont le plus marqué durant tes processus créatifs ?
Je remets constamment en question ma manière de mixer, alors je regarde et j’écoute beaucoup de sets pour m’en inspirer. Dernièrement, j’ai énormément écouté CCL. C’est sa fluidité entre chaque track qui m’accroche. C’est justement ce que j’ai essayé de retranscrire ici pour Dure Vie. Il n’y a pas vraiment de drop : le set s'apparente davantage à un flux continu, dans lequel les tracks ne font plus qu’un.
Y a-t-il un club ou une scène qui a façonné ton style musical ?
Depuis que je vis à Paris, j’ai passé tous mes hivers à la Station – Gare des Mines. C’est un lieu à la programmation éclectique et engagée, où la musique émergente a toute sa place. Je ne compte plus les soirées que j’y ai passées, toutes aussi différentes les unes que les autres.
Y a-t-il un engagement personnel ou des valeurs qui influencent ton travail d’artiste ?
J’ai étudié la médiation de la musique. Logiquement, les questions relatives aux publics, à la légitimité, à la parité, à l’accessibilité, etc., me traversent constamment. En tant qu’artiste, je pense qu’il est important de se les poser, que ce soit dans le choix de ses tracks, de la scène dans laquelle on évolue ou encore dans les choix de programmation.
Et pour terminer, quel est ton label et ton plat préféré ?
Impossible pour moi de choisir un seul label. Mais pour en citer quelques-uns : De la… je l’espère ; Unknown Untitled ; Teenage Menopause ; Mysticisms ; Dürüm Records… et je pourrais continuer longtemps.
Mon plat préféré, ce sont les carbo, mais comme pour les labels, toutes les recettes me vont : impossible de choisir.
TRACKLIST
R-010 & Venerandi - Lick Minds
A Strange Wedding, ft. NP - The Null Zone
Human Space Machine - Danz7 (Remastered)
Hibziak & CO.KO - unreleased
Polygonia - Synaptic Paths
Artefakt - Blackwater
Maelita & Qant - Missing Notes
Manami ft. Eklipse - Moonlight
Beatrice M. - Help
Honeydrip x Breaka x Farsight - Buss it Down
Main Phase - Attenuation (Late Mix)
Cwtch - High Tides
Kassian - replicate (a1)
carré & danny goliger - fantasy mode (b1)
Kue - 1616
oma totem - ER 10.2
Untold - It’s Not My Fault but It Is My Problem
Carl Gari, ft Polygonia - Swim



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