
À la fin des années 1990, la hi-fi grand public a brièvement fait de la puissance une esthétique. Un langage du trop, vite disparu, jamais vraiment oublié.
Entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, les fabricants d’électronique grand public ont érigé la puissance et le volume en esthétique. Un moment à part dans l’histoire du design audio où son et forme se rejoignaient dans une surenchère assumée.
Finitions métalliques, dimensions exacerbées, lumières clignotantes, enceintes démultipliées… loin de la discrétion, tout concourait à signifier la puissance dans des systèmes tout-en-un poussés à leur paroxysme.
Cette ère s’est refermée aussi vite qu’elle a émergé. Le baladeur numérique, puis les enceintes connectées ont imposé une tout autre grammaire. Il reste pourtant de cette époque une nostalgie indéfectible, celle des objets qui n’avaient pas encore appris à se faire oublier.










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