Focus sur la résistance musicale en Ukraine, 4 ans après le début de la guerre

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Quatre ans. Quatre années rythmées par les bombes, la peur et l’effroi en Ukraine. Mais malgré l’invasion russe, la musique n’a pas disparu du pays, loin de là. Elle motive les bénévoles, soulage les danseurs, et fait vivre la scène culturelle, à Kiev comme ailleurs dans le pays. Faire résonner la musique est devenu un acte de résistance en soi, au cours d'une guerre qui ne voit pas de fin. Focus en images sur cette résistance musicale à travers trois initiatives - un club, un festival et une association - qui (re)donnent espoir.

Repair Together

L’association Repair Together invite depuis 2022 des bénévoles à nettoyer les ruines des bombardements au nord du pays. Sa particularité ? Les coups de pelle sont rythmés par des DJ sets et lives techno, qui attirent et motivent des ravers de tout le pays.

Les tenues noires d’usage sont troquées contre des gilets fluorescents et des casques de chantier; de quoi apporter un peu d’ironie et de joie au cœur de paysages sinistrés.


Dirty Dog Festival

Depuis l’été 2022, le festival indie, électronique et rock baptisé Dirty Dog fait revivre la scène ukrainienne en dehors des clubs. Un rendez-vous majeur à Kiev, entre shows déjantés, culture skate, et gros son.

D’un côté, le festival contribue à l’effort de guerre en reversant l’intégralité des bénéfices à l’armée ukrainienne, et de l’autre, “ça donne de l’énergie aux gens”, expliquait Harry Pledov, son fondateur, à Vice en 2023. “Une énergie qu’ils peuvent ensuite transformer en engagement bénévole.”

K-41

Ouvert en 2019, le club K41 a profondément changé depuis le début de la guerre. D’abord en se reconvertissant en abri de fortune pendant les bombardements, puis en accueillant à nouveau des raves, désormais en journée.

Tous les week-ends jusqu’au coucher du soleil se rassemblent donc des centaines de teufeurs, qui contribuent à leur manière à l’effort de guerre : tous les bénéfices récoltés sont reversés à l’armée ukrainienne.