Qui possède quoi ? De nouvelles cartographies pointent l’oligopole de l’industrie du live en Europe

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Menés par Matthieu Barreira en collaboration avec le SMA (syndicat des musiques actuelles), le réseau européen Reset! et Live DMA, ces deux récents travaux illustrent, avec une éloquence dont seules les cartographies peuvent témoigner, la concentration économique de l’industrie du live.

Un constat particulièrement frappant dans le cas des festivals : plus de 200 d’entre eux en Europe (en comptant le Royaume-Uni) appartiennent à seulement 4 groupes : le géant américain Live Nation, AEG, CTS Eventim et Superstruct Entertainment. Ce dernier peut sonner familier, car sa maison mère est KKR, le fond d’investissements récemment mis en cause pour ses liens financiers avec l’industrie de l’armement.

Du côté des salles de concert, l’état des lieux montre que les 9 principaux groupes se partagent avant tout les arénas et les stades, tandis que les établissements de petite et moyenne taille restent principalement indépendants ou publics.

Mais le plus préoccupant, c’est le contrôle, en parallèle, des plateformes de billetterie. Qui soulève selon le SMA “des questions concernant la revente spéculative, l’accès aux événements prisés et les pratiques tarifaires.”